vendredi 21 avril 2017

Quoi qu'il arrive - Laura Barnett



Quelques infos:


Edition: Les escales
Date de 1ère parution: Avril 2016
Pages: 464

Mon avis:


Éva et Jim se rencontrent en 1958 alors qu'ils n'étaient qu'étudiants. De cette rencontre, l'auteur décline trois versions différentes de leur histoire. Dans l'une d'entre elle, Eva épouse Jim, dans la deuxième, elle passe son chemin et épouse son petit ami du moment et dans la troisième, elle sort avec Jim mais finit par le quitter. Nous les suivrons tout au long de leurs vies possibles, où le destin semble à jamais vouloir les lier.

Le synopsis m'a tout de suite attiré. Qui ne s'est jamais posé la question: ai-je pris la bonne décision? Quelle aurait été ma vie si j'avais fait ce choix ?
Ici, cette question s'étire tout au long des chapitres où nous suivons les trois versions différentes de la vie de Jim et d’Éva. L'accent est mis sur ces instants où l'on doit faire un choix et où la vie aurait pu basculer. 

"Parfois, il imaginait qu'à la fin de sa vie on lui montrerait un film amateur de toutes les routes qu'il n'avait pas prises, et où elles l'auraient mené"


Du fait, la narration peut paraître déroutante, ce n'est pas un livre à lire en dilettante, vous aurez besoin de toute votre attention pour suivre les trois versions où l'on peut vite s’emmêler les pinceaux, notamment avec l'entourage des deux personnages principaux. Néanmoins c'est suffisamment bien écrit pour qu'à chaque chapitre, le lecteur puisse retrouver vite ses repères et je me suis vraiment laissée prendre au jeu de ce roman atypique.

Dans ces trois versions de leur histoire, aucune n'est meilleure qu'une autre, chacune apportera son lot de réussite ou d'échec, des moments de joie ou de deuil. Ce n'est pas un roman à l'eau de rose où l'amour triomphe de tout. Ici, Laura Barnett nous dépeint des tranches de vie bien réelles: Jim et Eva font des erreurs, ont des défauts, les sentiments sont mis à l'épreuve du temps... 

"C'est ça la vie de couple, non? Prendre les roses avec les épines"

Ces événements façonneront leur caractère, joueront sur leurs carrières respectives et seront à l'origine de leur rapprochement ou de leur éloignement.

Ce qui m'a marqué dans cette lecture, c'est la foi inébranlable que l'auteur a dans le destin. Car, à partir de l'instant où ils se sont croisés sur cette route, leurs vies seront liées et quoi qu'il arrive, ils se retrouveront, de manière différente certes, pas forcément comme on l'aurait souhaité mais ils auront un temps pour vivre leur amour.

J'ai aimé les voir vieillir, s'assagir et mûrir. Dans chaque version, ils admettent leurs erreurs et avancent malgré les désillusions.

"(...) il est assez vieux maintenant pour prendre le bonheur tel qu'il est: bref et volatil, non un état vers lequel tendre, qu'il faut rechercher pour s'y installer, mais qu'il faut saisir au vol et retenir le plus longtemps possible."


C'est un roman bouleversant, qui remue en nous bon nombre de réflexions sans pour autant nous plonger dans les regrets. Il est à découvrir pour la qualité de sa construction et l'optimisme qui s'en dégage.

"Il est allé contre la loi naturelle des choses, cette loi qui affirme que l'occasion d'atteindre le bonheur ne se présente qu'une seule fois, avec une seule personne, et que si on la laisse passer, elle ne se représente jamais."

Nb: La quatrième de couverture évoque un roman jubilatoire, parle de comédie romantique. C'est absolument émouvant, mais drôle, pas vraiment!



mercredi 19 avril 2017

La vérité sur l'affaire Harry Québert - Joël Dicker



Quelques infos:


Edition: De Fallois
Date de 1ère parution: 2012
Pages: 857


Mon avis:


Marcus Goldman est un écrivain à succès victime du syndrome de la page blanche. Espérant retrouver l'inspiration, il rend visite à son mentor et ami Harry Québert, un auteur reconnu. Mais lorsque celui-ci est pris dans la tourmente d'une affaire criminelle vieille de 33 ans, il décide de mener l'enquête afin de découvrir la vérité et de laver le nom de Harry Québert.

Ne soyez pas effrayés par l'épaisseur de ce roman: les 857 pages se tournent toutes seules. Je me suis sentie happée dès les premiers chapitres. 
Le narrateur Marcus Goldman est un personnage intéressant. Très lucide sur ses actes et sa personnalité, ses défauts et ses doutes le rendent très humain. Avec humour et ténacité, il arrive à ses fins et il forme une belle équipe avec le sergent Gahalowood au caractère bourru mais sympathique. D'autres personnages sont remarquables, notamment l'éditeur et la maman de Marcus, certes un peu caricaturaux mais dont les réflexions donnent aux dialogues une touche comique bienvenue.

Le seul point qui m'a particulièrement agacé, c'est la faiblesse des échanges amoureux. Toute l'intrigue est basée sur l'histoire d'amour vécue pendant l'été 1975, entre Harry, alors âgé de 34 ans, et Nola, une jeune fille de quinze ans. Et lorsque je lis qu'un trentenaire noircit des pages et des pages du prénom de son amoureuse, je n'y crois pas du tout! L'expression des sentiments est vraiment pauvre et mièvre. 
Je n'ai pas non plu été convaincue par la plongée dans le monde des écrivains et la description du processus de création dépeinte dans les conseils donnés par Harry à chaque début de chapitre. J'ai les ai trouvé assez convenus et il n'y a pas là de quoi stimuler l'imagination d'un écrivain.

Heureusement, Joël Dicker est bien meilleur pour distiller le suspense que pour parler d'amour. L'intrigue est vraiment bien ficelée et je n'ai eu qu'une envie, c'est de savoir ce qui s'est passé durant l'été 1975. Dans cette galerie de personnages, j'ai cherché le coupable et je n'ai pas vu venir la révélation finale. Les multiples rebondissements et les fausses pistes m'ont vraiment captivés et m'ont fait oublier le reste.

C'est au final ce que je retiendrais de ce livre, dévoré en trois jours. Malgré l'insipidité des dialogues, j'ai vraiment apprécié le personnage principal et l'intrigue qui m'a tenu en haleine du début jusqu'à la fin.





vendredi 14 avril 2017

La petite Fadette - George Sand



Quelques infos:


Edition: Folio Classique
Date de 1ère parution: 1849
Pages: 280


Mon avis:


Landry et Sylvinet sont deux frères jumeaux qui ont grandi dans une ferme du Berry. Liés par un amour fraternel très fort, ils n'ont jamais été séparés. Mais alors qu'ils viennent d'avoir quinze ans, Landry doit aller travailler à ferme voisine. C'est un déchirement pour Sylvinet d'autant que son frère, sans pour autant perdre son amour fraternel, semble bien s'accommoder de la situation. 
Lorsque Landry s'entiche de la petite Fadette, une jeune fille dont l'allure et les propos lui valent une réputation de sorcière auprès des paysans du coin, Sylvinet voit rouge. 
Les deux amoureux parviendront-ils à s'affranchir des préjugés de leur entourage et vivre leur amour au grand jour? Landry devra-t-il choisir entre l'amour de son frère et celui de la petite Fadette?

Voici dont le récit non pas d'une mais de deux histoires d'amour: celle de Landry et de Fadette et celle de Sylvinet pour son frère. Si dans la première, les sentiments sont lumineux et permettent à Landry de s'affirmer et à la Fadette de sortir de sa condition, dans la seconde, les sentiments qu'éprouvent Sylvinet sont nocifs pour les deux frères. Ils rendent malade l'un et enchaînent l'autre. C'est une véritable tempête intérieure qui balaye le cœur du malheureux Sylvinet qui tombera dans la mélancolie malgré les efforts de Landry pour conserver le lien.

Finalement, c'est l'arrivée de la petite Fadette qui coupera le cordon entre les deux frères. Sylvinet se moque et rejette cette petite souillon. Landry, lorsque la Fadette le tire d'un mauvais pas, découvre que cette petite gamine mal fagottée cache en réalité une personnalité en or et en tombera amoureux. 
Nous assisterons à la transformation de ce vilain petit canard. C'est une jeune fille pauvre qui a la langue bien pendue et un talent de guérisseuse. Sa famille a mauvaise réputation et elle est rejetée et moquée par les gens.

"Il est vrai que le bon Dieu m'a faite curieuse, si c'est l'être que de désirer connaître les choses cachées. Mais si on avait été bon et humain envers moi, je n'aurais pas songé à contenter ma curiosité aux dépens du prochain. J'aurais renfermé mon amusement dans la connaissance des secrets que m'enseigne ma grand mère pour la guérison du corps humain. Les fleurs, les herbes, les pierres, les mouches, tous les secrets de la nature, il y en aurait bien assez pour m'occuper et pour me divertir, moi qui aime à vaguer et à fureter partout. (...) Eh bien, au lieu d'être remerciée, honnêtement par tous les enfants de mon âge dont je guérissais les blessures et les maladies, et à qui j'enseignais mes remèdes sans demander jamais de récompense, j'ai été traitée de sorcière, et ceux qui venaient bien doucement me prier quand ils avaient besoin de moi, me disaient plus tard des sottises à la première occasion. (...) Quand à ne prendre soin ni de ma personne ni de mes manières, cela devrait montrer que je ne suis pas assez folle pour me croire belle, lorsque je sais que je suis si laide que personne ne peut me regarder. On me l'a dit assez souvent pour que je le sache; et, en voyant combien les gens sont durs et méprisants pour ceux que le bon Dieu a mal partagés, je me suis fait un plaisir de leur déplaire, me consolant par l'idée que ma figure n'avait rien de repoussant pour le bon Dieu et pour mon ange gardien, lesquels ne me la reprocheraient pas que je ne la reproche moi même."

Je la trouve particulièrement touchante dans sa façon de se raconter sans jamais se plaindre. Par amour, elle cherchera à s'améliorer, soignera son apparence et se donnera les moyens de sortir de sa condition sans pour autant changer sa nature profonde.

Enfin, ce livre nous décrit le monde rural du 19e siècle. George Sand met en relief les mœurs et les croyances de l'époque souvent teintées de méfiance et d'ignorance. Elle y fait remarquer l'hypocrisie et y défend cette petite Fadette victime des peurs collectives.

L'écriture est au départ un peu déroutante. C'est en lisant les notes à la fin du livre que j'ai compris que c'était un effet voulu par l'auteur qui utilise volontairement un vocabulaire et des tournures de phrases qui reproduisent le parler paysan. Je me suis laissée prendre au jeu et du fait je me suis sentie complètement immergée dans ce monde champêtre avec l'impression d'écouter​ une jolie fable assise au coin de l'âtre d'une ferme Berrichonne.

La lecture de ce classique de la littérature française m'a vraiment enchantée, il transmet de belles valeurs et j'ai été touchée par les talents de conteuse de George Sand.




Challenge des douze thèmes : lire un classique de la littérature française ou internationale

mercredi 12 avril 2017

Je t'aime - He Zhihong et Guillaume Olive

C'est en flânant chez mon libraire préféré que je suis tombée sur cette petite pépite: "Je t'aime" paru aux éditions Seuil Jeunesse. La Crevette est également sous le charme et elle me le propose régulièrement en lecture du soir.

                                                                                                                                                                                                               
Une maman berce son bébé et lui dit "Je t'aime". Mais que cela veut-il dire? Parti au pays des rêves, le bébé va interroger les différents animaux.
 Chacun lui apportera sa définition.... et au terme de ce voyage, le bébé sera amené à trouver sa propre réponse, blotti dans les bras de sa maman.




J'ai adoré les illustrations. Admirez ce bébé dont la douceur des traits est mise en valeur par l'utilisation de l'aquarelle. C'est tout simplement beau!





Le texte est simple et poétique, les réponses des animaux sont touchantes. Ils ont une belle façon de parler d'amour. Pour les grenouilles, c'est comme les fleurs qui s'ouvrent, pour le moineau c'est comme la rosée du matin, pour le chat c'est comme une pelote de laine....






Voilà un magnifique album qui vous enveloppera vous et votre enfant  dans un monde de douceur et de tendresse.
Dès 3 ans selon l'éditeur, mais à mon avis, il n'est jamais trop tôt pour parler d'amour, on peut le lire bien avant.

Voici ma seizième participation au rendez-vous Chut les enfants lisent du blog Devine qui vient bloguer


mardi 11 avril 2017

Harry Potter et l'enfant maudit - Jack Thorne et John Tiffany




Quelques infos:


Edition: Gallimard
Date de parution: Octobre 2016
Pages: 314

Mon avis:


Nous retrouvons Harry Potter là où nous l'avions laissé à la fin du 7e tome. Toute la famille Potter accompagne le fils cadet Albus sur la voie 9 3/4, pour sa première rentrée à Poudlard. Mais ce n'est pas facile d'être le rejeton du célèbre Harry Potter et Albus voulant se démarquer de son paternel se lie d'amitié avec Scorpius, le fils de son pire ennemi Drago Malefoy et commet les pires bêtises qui menaceront l'équilibre du monde des sorciers.

Ce livre est le script de la pièce de théâtre jouée actuellement à Londres et qui remporte un triomphe. Evidemment, les éditeurs ne pouvaient pas manquer ce qui promettait être un gros succès commercial. Résultat, j'ai eu l'impression de lire quelque chose de non abouti, comme s'il s'agissait du brouillon de ce qu'ont rédigé les auteurs. Ce qui fait le charme des livres de J.K Rowling, ce sont les descriptions et les détails qu'elles apportent à ses romans qui permettent au lecteur de se plonger dans l'univers des sorciers et d'oublier sa pauvre condition de moldu.
Ici, rien de tout ça, le format pièce de théâtre n'est pas adapté, les didascalies ne suffisent pas à recréer l'univers du monde magique.

Les dialogues sont mièvres et sonnent creux. Je n'ai pas retrouvé ce que j'aimais dans les personnages, l'évolution de leur caractère est improbable et les relations entre eux, je pense notamment à Ron et Hermione, frisent la caricature.

L'intrigue en elle même n'est pas du tout respectueuse de l'oeuvre originale: la potion de polynectar se fabrique en deux temps trois mouvements, les retourneurs de temps qui permettent de modifier le passé,.. Je n'ai rien trouvé de bon dans ce livre dont j'ai survolé les dernières pages.

La magie n'a pas du tout opéré et cet opus ressemble plus à une escroquerie qu'une réelle suite des aventures d'Harry Potter.

jeudi 6 avril 2017

Le pianiste - Wladyslaw Szpliman



Quelques infos:


Edition: Pocket
Date de 1ère parution: 1998
Pages: 316


Mon avis:


Nous sommes en 1939. L'Allemagne vient d'envahir la Pologne et Varsovie tombe aux mains des soldats nazis. La famille Szpilman est une famille de musicien. Un des fils, Wladyslaw, est un pianiste reconnu. Mais ils sont juifs. Rapidement, ils se retrouvent enfermés dans le ghetto où ils voient leurs libertés se réduire comme peau de chagrin et où ils subissent les exactions de soldats allemands et de policiers juifs collabos. En 1942, la famille est emmenée  pour être conduite jusqu'au 
camp de Treblinka. Au moment de monter dans le train, un policier le reconnaît, l'attrape et le sort de la foule in extremis malgré ses protestations. Commencent alors de longs mois d'errance dans les rues de Varsovie dévastées où luttant contre le froid et la faim, Wladyslaw se battra pour échapper au sort qu'auront connu sa famille et des millions de coreligionnaires.

Voilà un témoignage poignant sur la vie dans le ghetto de Varsovie. Je m'étais attendue à une lecture rude, je n'ai pas été déçue! 

Ecrit juste après la guerre, l'auteur est encore sous le coup de ce qu'il a vécu. Il expose les faits dans un style concis sans s’apitoyer sur son sort ou sans écrire des pages et des pages sur les horreurs auxquelles il a assisté. On le sent sidéré parce qu'il voit. Les exécutions sommaires, les enfants abattus froidement, les vieux défenestrés, les humiliations.... Rien ne lui a été épargné! 

Certains passages m'ont bouleversée, notamment lors de l'évacuation d'un orphelinat où un brave médecin accompagne les enfants vers le train en leur faisant croire "qu'il s'agissait d'une excursion à la campagne, qu'ils allaient enfin sortir des murs étouffants du ghetto pour découvrir des prairies en fleurs, des ruisseaux où ils pourraient se baigner, des bois remplis de groseilles et de champignons... Il leur avait recommandé de revêtir leurs plus beaux habits, et c'est ainsi qu'ils sont apparus sous mes yeux, deux par deux, bien habillés et le cœur en fête. La petite colonne était emmenée par un SS qui en bon allemand, aimait les enfants, même ceux qu'il conduisait dans l'autre monde. Il avait été particulièrement charmé par un garçon d'une douzaine d'années, un jeune violoniste qui avait pris son instrument sous le bras. Il lui a demandé de se placer en tête de la procession et de jouer des airs entraînants. Et c'est de cette manière qu'ils se sont mis en route."

Enfin un peu d'espoir apparaît lorsque la résistance s'organise et que Wladyslaw trouve un soutien dans la partie aryenne de Varsovie où d'anciennes relations le cachent jusqu'à cette rencontre avec cet officier allemand qui le sauvera. L'espoir devient enfin palpable et accessible. 

J'ai été impressionné par sa force vitale. Séparé des siens, alors même qu'il se terre dans les greniers des immeubles détruits, il lutte encore et toujours et veille à préserver ses mains dans l'espoir de retrouver son métier de pianiste à la fin de la guerre.
J'ai aimé la présence de la musique tout au long des pages et cette référence au nocturne en ut dièse mineur de Chopin, qui reste, bien avant que je connaisse l'existence du livre, mon préféré. Ici encore, l'art rapproche les hommes.

Ce témoignage est une extraordinaire leçon de vie et d'histoire que tout le monde devrait lire afin de savoir et de ne pas oublier.


"La vie dans le ghetto était d'autant plus atroce qu'elle gardait les apparences de la liberté, au contraire. Il suffisait de descendre dans la rue pour avoir l'impression trompeuse de se trouver au milieu d'une ville comme les autres. Nous ne prêtions même plus attention à nos brassards de Juifs, puisque nous en portions tous un. (...) Mais les rues du ghetto, et elles seuls, finissaient touts contre un mur. Il m'arrivait souvent de partir en marchant au hasard, sans but précis, et chaque fois j'étais surpris de buter sur l'une de ces barrières. Elles se dressaient là où j'aurais voulu continuer à avancer, m'interdisaient de poursuivre ma route, et il n'y avait aucune raison logique à cela? Soudain, la portion de la rue située de l'autre côté du mur devenait l'endroit le plus chérissable au monde, celui dont l'avais le plus besoin, qui à cet instant précis recelait tout ce que j'aurais désiré voir... Mais le mur restait le plus fort."



Nocturne en ut dièse mineur de Chopin:




mercredi 5 avril 2017

La révolte des marmottes - David Gautier et Isabelle Mandrou


La Crevette a eu la joie de recevoir un album jeunesse dans le cadre d'une opération Masse Critique lancée sur le site Babelio. Ce sont les éditions Boule de neige qui m'ont envoyé cet album rigolo et qui a tout de suite plu à la demoiselle!



Bébé Marmotte veut faire une blague à ses amis. Caché derrière un rocher avec son ami l'escargot, il bondit pour leur faire peur.... Malheureusement, personne ne réagit, ils sont tout en pleine digestion d'un repas pantagruélique composé de restes de pizza, sandwich et bonbons abandonnés là par des randonneurs... 



Vexé, Bébé Marmotte décide d'attaquer les responsables...




Et c'est la révolte des marmottes!!!




J'ai trouvé les illustrations particulièrement réussies avec un Bébé Marmotte super attachant et des paysages savoyards très jolis. Quelques touches d'humour ici et là m'ont fait sourire, notamment le patronyme de l'escargot , Usain Bolt, ou le surnom donné aux randonneurs qui sont ici les chaussures fumantes qui sentent le jus de chaussettes!
Je n'ai pu qu'adhérer au message écologique caché derrière cette histoire, c'est un bon moyen que d'aborder avec La Crevette le respect de la nature.
Le texte est dynamique et permet des jeux de voix qui la font bien rire. Je remercie l'auteur d'avoir inséré un "Banzaï!!!!!!" qui retentit désormais dans toute la maison!
Seule la fin m'a paru manquer un peu de fantaisie mais ça ne semble pas perturber La Crevette!
Avec un doudou Marmotte qui est dans le top 3 des doudous officiels, elle a vraiment accroché à cet album sympathique!
Et moi, ça m'a rappelé des souvenirs!